L'exposition

Au Japon, divinités et êtres surnaturels sont omniprésents. Tout au long de l’année, lors des rites masqués, le port de costumes permet de les invoquer pour demander protection, richesse et bonheur. L’exposition trace un lien entre les photographies contemporaines de Charles Fréger, qui donnent à voir un grand nombre de figures masquées rituelles, et les collections japonaises du musée.

Laissez-vous guider dans cette île aux esprits et aux monstres, depuis les fondements des spiritualités japonaises jusqu’aux pratiques actuelles comme le manga, le cosplay ou le jeu vidéo.

Cette exposition s’inscrit dans le cadre des commémorations franco-japonaises et du programme associé « Japonismes 2018 »

 
 
YOKAINOSHIMA_Charles FREGER (2).jpg

Charles Fréger - Portraits photographiques et uniformes

Charles Fréger travaille à travers le monde, depuis le début des années 2000, sur des séries de portraits au sein de groupes, tous engagés dans une démarche d’appartenance à un collectif: écoliers, sportifs, légionnaires, majorettes, cercles celtiques de Bretagne.

En 2013, son tour d’Europe des mascarades hivernales (Wilder Mann) tout juste achevé, Charles Fréger entreprend une campagne photographique explorant les figures masquées rituelles du Japon. C’est là le sujet de Yokainoshima : par l’inventaire de ces figures masquées, peindre le visage des campagnes japonaises, des traditions qui rythment la vie des habitants et de la terre qu’ils foulent et travaillent.
Yokainoshima est un titre inventé par l’artiste, qui pourrait être traduit par « l’île aux esprits et aux monstres », et fait référence aux entités surnaturelles vivant tout autour de nous et générant des phénomènes mystérieux.

60003257_11.jpg

La collection japonaise du musée des Confluences

Les collections japonaises du musée des Confluences sont le fruit de quatre fonds de collections qui se sont constitués dans le courant du 19e siècle : le fonds du muséum d’Histoire naturelle, le fonds du musée Guimet de Lyon, les dépôts du musée des arts asiatiques – Guimet à Paris et le dépôt des Œuvres Pontificales Missionnaires à Lyon.

En 1876, le lyonnais Emile Guimet (1836-1876) réalise un voyage de 3 mois au Japon, dans le cadre d’une mission scientifique portant sur l’étude des religions et financée par le ministère de l’Instruction publique. Il en rapporte une importante collection d’art bouddhique : trois cents peintures, six cents sculptures et mille livres datant des 18e et 19e siècles. Cette collecte d’Émile Guimet est considérée comme étant véritablement à l’origine des collections japonaises du musée.

Dans l’exposition, vous découvrirez parmi ces collections, un ensemble d’armures de samouraïs, des laques, des céramiques ou encore des masques de nô, des portraits de moines etc. Ouvrez les yeux, tendez l’oreille, chaque objet a une histoire à vous raconter…